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Développer sa philosophie d’entraineur

En tant qu’entraineur, comment êtes-vous en mesure de déterminer pourquoi vous faites ce que vous faites? En anglais, cette question se traduit par l’expression: « Why you do what you do? ». Avant même de définir ses intentions et ses actions pédagogiques, il est recommandé que l’entraineur sportif définisse sa philosophie d’entraineur. Or, l’élaboration de cette philosophie d’entraineur est souvent subconscient, très peu articulé lorsque l’on commence dans cette profession. Il est même avancé que l’élaboration de cette philosophie d’entraineur peut prendre de nombreuses années. Examinons ensemble ce qu’est exactement une philosophie d’entraineur et comment il est possible de l’articuler afin qu’elle puisse guider nos choix et nos interventions sur le terrain.

 

Il existe plusieurs définitions de la philosophie d’entraineur dans la littérature sur le coaching sportif. Habituellement, une philosophie d’entraineur regroupe 4 principaux éléments : (a) des croyances (« beliefs »), (b) des valeurs (« values »), (c) des principes et (d) des comportements (« behaviours »). Jenkins (2010)propose un excellent point de départ lorsqu’il mentionne que la philosophie d’entraineur constitue un ensemble de croyances et de principes qui guident le comportement d’un entraineur tout en lui permettant de demeurer fidèle à ses valeurs face à décisions qu’il doit prendre.

 

La philosophie d’entraineur est également influencée par diverses idéologies, les connaissances ou l’éducation de l’entraineur et par ses expériences antérieures. À la base, Morency & Bordeleau (2012)identifient 3 composantes à la base de la philosophie d’entraineur : (a) le plaisir, (b) la victoire et (c) l’enseignement. Il est donc primordial de savoir quelle est la composante dominante dans le contexte dans lequel vous œuvrez et de rester à l’affût des conflits potentiels entre votre philosophie et ce qui est attendu de vous.

 

À titre d’exercice, Kidman & Hanrahan (2011)proposent de répondre aux questions suivantes :

(a) Quelle valeur accordez-vous au sport?

(b) Quelle valeur vos athlètes accordent-ils au sport?

(c) Pourquoi participent-ils?

(d) Comment puis-je faire en sorte que ces athlètes atteignent leurs objectifs?

(e) Quelles sont les qualités de ceux qui ont influencé mon coaching?

(f) Quel type d’entraineur est-ce que je désire être?

 

Périodiquement, il est également recommandé de prendre un pas de recul et de réfléchir sur son coaching, sur ses actions et ses choix et de les confronter à votre philosophie d’entraineur. Il est possible aussi que cela soit un incident critique (interprétation d’un événement après un moment de réflexion) qui déclenche cette période de réflexion. Cette réflexion peut ainsi servir à réaligner sa pratique avec ses valeurs, ses principes et les comportements que vous souhaitez voir chez vos athlètes.

En réalité, la philosophie de l’entraineur ne constitue pas un ensemble de règles strictes que l’on doit suivre coûte que coûte. La philosophie d’entraineur doit être flexible puisque le coaching est considéré comme un effort pédagogique désordonné, c’est-à-dire qu’il doit répondre à un contexte complexe, dynamique, chaotique et fortement influencé par la dynamique sociale entre les individus (entraineur, athlètes, membres de l’équipe de soutien intégré, parents, gestionnaires, etc.). Ainsi, la philosophie d’entraineur aura tendance à se développer, à se préciser à travers le temps en interaction avec les nouvelles connaissances de l’entraineur, ses expériences et le contexte dans lequel il se trouve.

 

Finalement, au même titre que le développement holistique de l’athlète est un processus, l’élaboration d’une philosophie d’entraineur fait partie du processus du coaching. Bien qu’elle en constitue le fondement, son articulation sera un travail à long terme vers le chemin de l’expertise en coaching.

 

Références

 

Pour en apprendre davantage sur le sujet de la philosophie de l’entraineur, vous pouvez consulter les ouvrages ci-dessous :

 

Cassidy, T., Jones, R., & Potrac, P. (2009). Understanding Sports Coaching : The social, cultural and pedagogical foundations of coaching practice(2nd éd.). New York: Routledge.

Gilbert, W. (2017). Coaching Better Every Season : A Year-Round System for Athlete Development and Program Success. Windsor, Ontario: Human Kinetics.

Jenkins, S. (2010). Coaching Philosophy. Dans J. Lyle & C. Cushion (Éd.), Sports Coaching : Professionalisation and Practice. Edinburgh: Churchill Livingstone Elsevier.

Kidman, L. (2005).Athlete-centred coaching : Developing inspired and inspiring people. (T. Tremewan, Éd.). Christchurch, New Zealand: Innovative Print Communications Ltd.

Kidman, L., & Hanrahan, S. J. (2011). The Coaching Process : A practical guide to becoming an effective sports coach(Third). New York, NY: Routledge.

Lyle, J. (2002). Sports coaching concepts : A framework for coaches’ behaviour. London: Routledge. http://doi.org/0-415-26158-9

Morency, L., & Bordeleau, C. (2012). Le manuel de l’entraineur sportif. Montréal: Québec Amérique.

Wallis, J., & Lambert, J. (Éd.). (2016). Becoming a Sports Coach. New York, NY: Routledge.

Les étapes du processus d’évaluation avant d’entreprendre un programme d’entrainement

La mise sur pied d’un programme d’entrainement passe avant tout par l’évaluation des exigences physiques du sport pratiqué par le sportif et ensuite, par la réalisation d’une batterie de tests afin de pouvoir identifier les forces et les aspects de la performance à améliorer, notamment. Ces résultats permettront également de comparer les performances à ces tests selon différentes normes si elles existent ou bien de créer ses propres normes. De plus, ces données peuvent servir de mesures de référence tout au long du processus d’entrainement.

Plusieurs batteries de tests sont disponibles selon les besoins du sportif et du contexte de l’intervenant en préparation physique. Comme cela a été rapporté dans un sondage de McKeown & Ball (2013), la majorité des intervenants créent cependant leur propre batterie de tests en fonction de leurs besoins et de leur philosophie à partir des batteries de tests plus populaires comme le Functional Movement Screen (Cook, Burton, Kiesel, Rose, & Bryant, 2012) ou le Physical Competency Assessment (Giles, 2011), entre autres. Récemment, Mckeown, Taylor-Mckeown, Woods, & Ball (2014) ont proposé une nouvelle batterie de test pour évaluer l’habileté de mouvement chez des sportifs.

Si l’on souhaite toutefois simplifier le processus d’évaluation et se concentrer sur certains principes centraux de la performance sportive, il est possible de distinguer 3 catégories de mouvement à évaluer : (a) la compétence de mouvement, (b) l’uniformité de mouvement et (c) la résilience de mouvement. Ces trois catégories sont simplement une progression logique et compréhensive des paramètres que sont la complexité, l’intensité, la vitesse et la demande en coordination d’exercices qui seront ciblés en fonction des exigences du sport.

Tableau 1. Définitions des termes

Compétence : Capacité à réaliser le mouvement demandé avec aisance, en contrôle et dans sa pleine amplitude à une reprise.
Uniformité : Démontrer la compétence dans l’exécution d’un mouvement de manière répétée.
Résilience : Démontrer compétence et uniformité dans l’exécution d’un mouvement précis alors que la tâche à réaliser est complexifiée.

 

Ensuite, nous pourrions sélectionner certains mouvements génériques en fonction des mouvements spécifiques réalisés dans la pratique du sport et selon ce que nous retrouvons dans la littérature. Prenons un sport comme le volleyball par exemple. La majorité des activités spécifiques à ce sport consistent à produire des forces dans le sol afin de préparer un saut d’attaque ou un bloc en défensive. Suite à cette production de force, le sportif doit être en mesure d’absorber ces forces tout en stabilisant différentes articulations afin de diminuer le risque de blessure. Afin d’évaluer ce mouvement, je pourrais choisir un mouvement de squat bilatéral ou unilatéral (Single-Leg Squat) que le sportif aurait à réaliser pour un nombre limité de répétitions (1-2 répétitions suffisent). Dans ce cas-ci, le but de la démarche est d’évaluer la réalisation de l’exercice selon des critères spécifiques afin d’identifier certaines limitations. Par exemple, Myer, Kushner, Brent, Schoenfeld, & Hugentobler (2014) ont préparé un guide d’évaluation et de correctifs visant à améliorant l’exécution du mouvement du squat. Pour évaluer l’uniformité, je souhaiterais voir le sportif réaliser le même mouvement pour un nombre plus élevé de répétitions pour voir si la fatigue peut influencer négativement l’exécution du mouvement. Si je devais évaluer la qualité de résilience lors de l’absorption ou réduction des forces, j’utiliserais alors des sauts en contrebas avec réception à deux jambes ou un bondissement horizontal à une jambe en assumant que la compétence et l’uniformité soient déjà maitrisées.

Effectivement, plusieurs autres tests peuvent être sélectionnés et cette sélection revient à la discrétion du préparateur physique ou de l’entraineur sportif. Il est possible d’évaluer diverses compétences (gainage, poussée/tirade, etc.) ou qualités physiques (endurance, force, vitesse, taux de développement de la force, etc.) et cela, de manière qualitative et/ou quantitative. L’important demeure de sélectionner des tests qui sont valides, fiables, faciles à réaliser et dont l’interprétation vous informent des progrès ou des changements à apporter au processus d’entrainement.

Références:

Cook, G., Burton, L., Kiesel, K., Rose, G., & Bryant, M. F. (2012). Functional Movement Systems: Functional movement screen, Movement assessments, Corrective exercise, Movement patterns, Movement screening. On Target Publications.

Giles, K. B. (2011). Physical Competency Assessment Manual. Movement Dynamics UK Ltd.

McKeown, I., & Ball, N. (2013). Current practices of long term athlete development of junior athletes in high performance sport environments. Australian Journal of Plant Physiology, 21(1), 16–25.

Mckeown, I., Taylor-Mckeown, K., Woods, C., & Ball, N. (2014). Athletic Ability Assessment : A Movement Assessment Protocol for Athletes. The International Journal of Sports Physical Therapy, 9(7), 862–873.

Myer, G. D., Kushner, A. M., Brent, J. L., Schoenfeld, B. J., & Hugentobler, J. (2014). The Back Squat : A Proposed Assessment of Functional Deficits and Technical Factors That Limit Performance. Strength Cond J., 36(6), 4–27.

Le principe de surcharge

Le principe de surcharge stipule que pour stimuler des adaptations, un stimulus qui est plus grand que la capacité actuelle de l’organisme doit être imposé et ainsi mener à une diminution fonctionnelle temporaire. Cette surcharge est également individualisée, périodisée et spécifique aux exigences du sport et aux caractéristiques propres à l’athlète.

Toutefois, il est souvent observable que l’unique type de surcharge imposée consiste en l’augmentation du poids soulevé en salle de musculation… Pour certains sports, ce type de surcharge est appropriée jusqu’à un certain point. Néanmoins, deux autres types de surcharge peuvent complémenter l’entrainement et peuvent être négligés : la surcharge spatiale et la surcharge temporelle.

La surcharge en résistance comprend l’utilisation de résistances externes comme les poids libres par exemple et la gravité. La surcharge spatiale, quant à elle, consiste au changement de position ou aux déplacements du corps dans l’espace. Finalement, la surcharge temporelle peut se résumer à réaliser le même type de travail plus rapidement, avec moins de temps de repos ou avec des temps de contact au sol plus courts comme pour les exercices de pliométrie par exemple.

Ainsi, la prochaine fois que vous mettrez en place un programme d’entrainement pour un athlète dans un sport donné, prenez le temps a priori d’analyser les exigences du sport pour ensuite prendre en considération quels types de surcharge sont les plus appropriés. Il ne s’agit pas d’exclure totalement une surcharge en résistance par exemple, puisqu’elle offre des effets bénéfiques au niveau structurel notamment et soutient les actions de déplacements dans l’espace et dans le temps. Il suffit toutefois de prioriser un type de surcharge selon les exigences du sport et le moment où vous vous trouvez actuellement par rapport à votre planification d’entraînement.

[Présentation] Le coaching centré sur l’athlète

En juin 2016, j’ai assisté pour une quatrième année au programme de mentorat du Gambetta Athletic Improvement Network sur le campus de l’Université Rice à Houston et comme à chaque année, je suis parti de cette formation avec un cahier de notes plein à craquer. Toutefois, ce n’est pas nécessairement le lot de présentations de qualité qui a marqué cette édition, mais bien mon co-chambreur Nick Hill. Nick est présentement directeur rugby à Grange School à Santiago au Chili, mais a fait ses classes en Angleterre en tant que joueur dans le système de formation des Northampton Saints et l’équipe anglaise des U19 et ensuite en tant qu’entraineur sous l’influence notamment de Brian Ashton. C’est Nick, de par sa formation d’enseignant et sa philosophie d’entraineur, qui m’a introduit au coaching selon l’approche centrée sur l’athlète. Je vous ai déjà parlé brièvement de cette approche dans un autre billet en janvier dernier ici.

Pour avoir pratiqué le football canadien à partir de 7 ans et jusqu’au niveau universitaire canadien, cette approche en coaching m’était totalement inconnue dans le contexte de mon sport. Le football qui se joue en Amérique du Nord (et aussi en Europe sous le nom de Foot américain) est un sport à dominante stratégique où l’entraineur joue un rôle clé dans l’enseignement et dans le choix des jeux notamment. Jusqu’à un certain point, l’athlète exécute le jeu qui a été choisi par l’entraineur selon les tendances de l’adversaire, son système de jeu, le « down & distance », etc. Il y a donc une certaine transmission des connaissances et des instructions de la part de l’entraineur vers le joueur. Or, dans l’approche centrée sur l’athlète, le rôle de l’entraineur est davantage d’accompagner l’athlète dans la découverte, la compréhension et la maitrise du sport et de ses nombreuses particularités pour qu’éventuellement, l’athlète soit autonome dans la pratique de son sport grâce, entre autres, à des jeux modifiés issus du Teaching Games for Understanding (TGfU) et au questionnement. Cette approche centrée sur l’athlète s’applique dans divers sports et diverses cultures et même en préparation physique (autre texte ici).

J’ai donc passé les dernières semaines (et même les derniers mois!) à lire et à m’intéresser sur ce sujet. Ces lectures m’ont également permis de toucher aux sujets suivants : théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan, le focus de l’attention et l’apprentissage moteur, l’approche par contraintes, la pédagogie, le coaching sportif, etc. Il y a deux semaines, j’ai eu la chance de présenter à certains de mes collègues sur cette approche et comment celle-ci peut s’appliquer en préparation physique. Après un bref survol théorique, nous avons fait l’exercice de préparer une séance d’entrainement dans 3 sports, soit le volleyball, le tennis et le judo. L’exercice a été très enrichissant et une chose qui m’a sauté aux yeux pendant l’exercice est la nécessité de connaitre son sport ainsi que la préparation physique. Ainsi, la préparation physique n’est pas seulement générale et supportant le travail sportif spécifique, mais vient intégrer le travail technique, tactique ou stratégique et ouvre la porte à un vaste répertoire de possibilités et de contenus d’entrainement qui va au-delà des règles issues de la physiologie de l’effort ou de la biomécanique du mouvement humain.

Vous trouverez ci-bas une version abrégée de ma présentation. En espérant que certains des points qui y sont présentés vous seront utiles.

Le coaching centré sur l’athlète

Interview avec Justin Woolford de CONQA Sport

Au mois de septembre 2015, j’ai eu l’opportunité de voyager en Afrique du Sud, plus précisément à la ville de Le Cap, pour assister à la toute première conférence Elite Sport Summit 2015 (ESS 2015) organisée par l’entreprise CONQA Sport. J’ai pu prendre part à cette conférence par l’entremise de Justin Woolford, CEO de CONQA Sport. J’ai connu Justin en 2012 alors que ce dernier travaillait à Londres. C’est Justin qui avait organisé mon inscription à une conférence sur la haute performance dans le sport qui avait eu lieu au stade Stamford Bridge du club de football de Chelsea.

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Depuis ce temps, nous sommes restés en contact via courriel et les médias sociaux et c’est véritablement la semaine dernière que j’ai pu discuter plus longuement avec Justin sur son parcours en tant que gestionnaire et sur le futur de CONQA Sport. Comprenez-moi, ce n’est pas lors d’événements comme le ESS 2015 que Justin et moi avons la chance de rattraper le temps perdu !

Dans cette entrevue, nous avons donc discuté du parcours de Justin en tant qu’entrepreneur/gestionnaire certes, mais également de la mission de CONQA Sport, sa raison d’être. Finalement, comme ce dernier gravite dans le monde de la haute performance autant dans le sport que dans le monde des affaires, Justin a partagé quelques conseils et ce qu’il croit être le futur en termes de performance sportive de haut niveau.

*Comme je n’ai pas enregistré la conversation Skype que Justin et moi avons eu il y a deux semaines, j’ai cru bon écrire un narratif de l’entrevue de manière à ne pas perdre l’essentiel de ses propos.


Interview with Justin Woolford, CEO of CONQA Sport

Born in England but brought up in the South Africa, Justin Woolford was always passionate about sport. Wanting to become a football agent, he earned an internship with renowned business IMG which served as a launching platform to his career in sports business. After IMG, Justin moved on to spend 4 years at a similar company in the UK. During those 4 years he witnessed the growth of the company. By sitting and listening to the various presentations, Justin had developed a feel for what clients really wanted to get out of these events. Why limit your expansion to only the UK and the US? Justin believed South Africa was also a market of interest for the company but they were focused on other priorities.

It has been less than two years since Justin moved back to South Africa to start his own  company called CONQA Sport. He feels that what they have to offer his quite unique in terms of how they put together an event such as the Elite Sport Summit (ESS). According to Justin, the main difference lies in the keynote sessions. Compared to panels, these keynote sessions or presentations allow the speaker to get under the skin of his or her topic and the audience to grasp subtle and important concepts and nuances that they may then experiment within their own environment. « Content is everything! We don’t buy into the common thread of only bringing good brands together, regardless of the content they deliver. Delivering a good product consistently is what we strive for. », mentioned Justin. « We offer not only a 2-day conference to our attendees and speakers to learn and network, but also include wine tours, a trip to Stellenbosch to visit the Stellenbosch Academy of Sport and a visit at the Sport Science Institute of South Africa. Also, attendees and speakers can enjoy the beauties of the fantastic destination that is Cape Town and South Africa. In fact, we bill it as a 3-day experience more than just the conference. ».  Justin really stressed the fact that the ESS is not an exhibition so you won’t navigate through a multitude of booths from sponsors of the event. It really comes down to the content itself that is specific and relevant to many of the attendees’ needs and a brilliant networking opportunity.

I then asked Justin what is CONQA Sport’s mission? « To help the industry move forward and create opportunities » was his answer. In fact, the focus of the CONQA Sport brand is « to influence the elite sports industry and push the boundaries of human performance » and he feels the city of Cape Town and South Africa as a country have everything to offer. Professionals from South Africa, Australia, New-Zealand, the US, the UK, Ireland, Germany and other European countries attended their first event last September. But don’t expect more than 300 attendees to next year’s event. It is more about bringing the right people together. « Who does that person want to meet? Why would that person want to be present at this event? » are the questions that drive Justin and his team when they put together the list of potential speakers and attendees. Justin sees himself as a facilitator, as a person who is passionate about sport but also about professional development and more importantly about people. So for him, it is about helping people connect with the right people to help them come up with answers to the issues and challenges that they might be facing.

An interesting aspect of CONQA Sport’s vision and event is that it is not just about sports performance. As noted by Justin, « high performance in sports is very similar to the business world. Principles like culture, leadership, organisational behaviour and recruitment, amongst others, resonate in high performance sports organisations. >>

Finally, we looked at the future of sports performance. What’s worth looking at or what can we get more out of? According to Justin, « there are three areas that we are not focusing enough on at the moment: (1) sleep, (2) psychology, and (3) technology. Sleep is a fundamental aspect of the recovery process and we just started exploring the benefits of proper sleep on the body and the brain. When it comes to psychology, the mind or the mental aspect of the game is an area that is crucial to sport performance. Finally, from a technology perspective, it is not just collecting data but rather how to manage that data and use it. At next year’s event, we are looking to have speakers to address these three key areas of sports performance ».

To sum up this interview, Justin mentioned very interesting points that go beyond just developing the body for the demands of the sport. For the aspiring athlete, recovery through proper sleep and the mental aspects of the game are just as important as hitting the gym to get you ready for important matches. For the coach or club administrator, use of technology is important but how you use data to drive everyday decisions is crucial. More importantly for them however, is the need to integrate aspects or elements of successful businesses such as culture, leadership, recruiting to their team environment so athletes and employees alike can strive because in the end, as was hopefully made transparent throughout this interview, it is about the interactions with others that matter.


Vous pouvez consulter le site web de CONQA Sport en cliquant sur le lien suivant. Le site contient toute l’information nécessaire concernant le prochain Elite Sport Summit 2016 qui aura lieu les 5-6 octobre 2016. De plus, vous aurez accès aux différents articles rédigés par l’équipe de CONQA Sport.